mercredi 1 janvier 2020

L'aventure Tanteal

News: Un nouvel article: Changement de la bague hydrolube et quelques photos de Trégastel (dans  la page Trébeurden )

Bonjour à tous

L'aventure Tanteal, c'est juste une petite histoire de navigation le long des cotes Française et parfois à l'étranger.
Une histoire de bateau, de bricolage et d'améliorations qui pourraient peut être servir a quelqu'un?
L'histoire d'une passion qui dure depuis plus de 20 ans et qui ne me lâche pas!
Il n'y a pas eu d'exploits, d'aventures extraordinaires, de navigations lointaines dans des mers inhospitalières.

Alors pourquoi l'aventure?
Avoir un bateau, ça reste une aventure...

 
 
Articles (cliquez sur le titre pour un accès direct):
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
... mais son équipage ne put prendre de poissons, quoiqu'ils y fussent en abondance; ils ne se laissaient pas envelopper par la seine et ne mordaient pas à l'hameçon. (...) On ne fut pas plus heureux pour les tortues. "Nous étions, s'écrie-t-il, condamnés au supplice de Tantale; nous avions continuellement sous les yeux les choses que nous désirions avec ardeur, et nous ne pouvions les saisir". Nous pûmes cependant à marée basse ramasser quelques huîtres et d'autres coquillages.
Jean-François de La Harpe - Abrégé de l'histoire générale des voyages

samedi 21 octobre 2017

Changement de la bague Hydrolube


Quand le jeu devient l'ennemi de la mécanique...
 
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Voilà la procédure pour le Biloup 89 pour ceux qui n’ont pas l’envie ou le temps de lire ma prose:

-          Démontage hélice, coupe orin, anode.

-          Démontage du tourteau (tourteau claveté et bloqué en translation par une vis a téton + contre écrou qui rentre dans un perçage de l'arbre + 4 vis de pression)

-          Démontage du joint PSS

-          Grattage, nettoyage propre de l’arbre et lubrification (doit glisser tout seul dans la vieille bague hydro)

-          Extraction par l’arrière de l’arbre (ça frotte dur sur le skeg du safran, mais bien lisse et lubrifié, pas de problème)

-          Destruction de l’ancienne bague : ma méthode : avec un ciseau à bois étroit, on découpe une bande tout le long de la bague, elle vient toute seule ensuite.

-          Nettoyage ponçage polissage de l’alésage de la chaise

-          Vérifier que la bague rentre facilement, la poncer si nécessaire (ne pas faire ma con….ie)

-          Remise en place de l’arbre

-          Mise en place de la bague (l’arbre ne rentre pas si la bague est en place !)

-          Perçage des 2 trous dans le corps de bague et mise en place des vis de blocage dans la chaise

-          Remontage du tourteau

-           Centrage de  l’arbre dans l’étambot (usiner une bague Nylon Diam 25 int et 40 ext) et alignement du moteur a peu près ( a la cale d'épaisseur 0.05mm)

-          Démontage tourteau, remontage du joint PSS (selon les spécification du constructeur)

-          Remontage du tourteau

-          Bridage tourteau

-          Mise à l’eau et contrôle alignement définitif (résultat très différent entre posé et a flot!)
 

Pièces :

 bague hydrolube  référence SVB : 15915 -
Type KU25, Diamètre d'arbre 25 mm, Diamètre ext. 38,1 mm

Kit de rechange Pour joint PSS: PSS 07-25M 134R

 -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ma prose :

Déjà repéré à l’achat du bateau (avec un jeu de 1,5 mm) la bague hydrolube a continué à s’user d’autant plus vite que la nouvelle hélice (JProp) est beaucoup plus lourde que l’ancienne (tripale standard)

Ancienne hélice

Nouvelle hélice


Lors du carénage de mai 2017, le jeu mesuré était de de 3 mm et lors de la mini croisière d’aout, je constate que la transmission vibre, cogne tremble et ça ne donne pas de navigation paisible !

Les avis des pros et autres sont partagés : faut la changer, ça peut attendre, bref rien de catégorique et tout le monde a déjà vu des bagues complètement usées, jusqu’à la fin du caoutchouc.

 

Lors du premier carénage, j’ai essayé de l’extraire avec des tubes et des 1/2tubes (pour pousser vers l’extérieur) mais la bague n’a absolument pas bougé et semble bien soudé à son logement.

Je conçois un extracteur de bague à partir d’en extracteur automobile : 3 bras a 120° se crochent sur corps de la chaise moteur.
Une vis vient faire pression sur un tube qui s’emboite autour de l’arbre et vient pousser sur la bague hydrolube.
 

Un premier essai est négatif : il faut un gabarit qui maintienne les bras en place. (ils se vrillent sous la tension, les crochets échappent)

 
Extracteur + tube + bague de poussée

Visu des crochets qui se brident sur la chaise 

Jour J

Sentant que cela allait être galère, je préfère sortir le bateau et le mettre sur cale (bien m’en a pris)

Je mets en place 3 plans :

1)      L’extracteur fonctionne (yep!)
 
2)      L’extracteur ne fonctionne pas, il faut sortir l’arbre pour découper la bague, j’arrive à sortir l’arbre vers l’extérieur : il vient taper dans le skeg du safran mais avec le jeu et la flexion, ça passe en frottant (mi-yep)

3)      Je ne peux pas sortir l’arbre par l’extérieur : je débride le moteur, le soulève avec un palan a chaine et je sors l’arbre par l’intérieur (beuh!)


Le plan 1 ne fonctionnera pas, le système est bon (les crochets labourent même la chaise en bronze sous la poussée) mais la bague est trop soudée dans son logement (j’ai oublié de faire des photos pendant l’action). La pression est tellement forte que les gabarits de maintien en contre plaqué éclatent...


Je passe rapidement au plan 2 :

J’ai déjà démonté l’hélice, le coupe orin et les anodes côté extérieur lors du plan 1
Je vais à l’intérieur pour tout virer de l’autre côté de l’arbre : tourteau et joint PSS



Voila ce qu'il y a  à démonter



L'inverseur a ma gauche, le tube d'étambot a ma droite...
 

Une angoisse rétrospective : la bague inox du joint PSS ne tient que par 2 vis dont l’une n’est pas serrée.

Normalement, c’est 2 vis par trou (vis de pression et contre vis de blocage)

Une bonne nouvelle : le tourteau a été généreusement graissé au montage, il glisse tout seul au démontage (avec un tournevis  planté dans la fente pour relâcher un peu la pression sur l'arbre) !

Je dépose complètement le joint PSS

Je sors l’arbre, je le fais passer sur le côté du safran, ça passe et ça bloque : normal, la partie de l’arbre qui passe dans la bague hydro est complétement entartré, ça ne glisse pas du tout, j’aurais dû nettoyer l’arbre avant….


Ca passe a condition que l'arbre soit nickel et lubrifié pour passer dans la bague
En l'occurrence, ici, tout faux, a refaire!
 

Je galère un peu pour renfoncer l’arbre dans le tube (il faut a la fois pousser un faire fléchir l'arbre pour qu'il retourne dans son tube) et je gratte et ponce au grain fin puis lubrifie l’arbre: il brille comme un sou neuf.

Et là bien évidemment il passe tout seul : plan 2 réussi !

 

Phase suivante : extraire la vieille bague solidement enfoncée dans son logement.

La poussée de l'extracteur ne l'a pas arrangée...
Les 2 vis nylon ont été extraites lors de la phase 1 "extracteur".
 Avec un tournevis à frapper et un marteau, j’attaque le bord de la bague : le caoutchouc saute relativement facilement mais la partie en résine (phénolique) tient bon. Au bout d’une heure, tout le caoutchouc a quasiment disparu mais le corps en résine n’a pas bronché.


Le caoutchouc en petits morceaux
 

Mes outils ne sont pas adaptés : il faut du très affuté qui coupe à raz du logement.

Je fonce à Brico machin acheter un ciseau à bois de sculpteur, le plus fin possible (c’est du plat qui va tailler dans un diamètre).

En y allant avec beaucoup de précaution afin de ne pas faire de tranchée dans le bronze, je fais sauter une bande de résine, dès que la bague est coupée sur toute sa longueur, elle se détend et sort très facilement, ce qui permet de me détendre à mon tour…


 
On découpe une bande et la bague s'extrait toute seule...
 
 

Je nettoie la diamètre, gratte tout ce qui dépasse, passe une toile émeri très fine pour enlever toutes les salissures : le trou est lisse, régulier, j’y passe les doigts sans rencontrer d’obstacle.
Je choisi un foret qui rentre pile dans le trou fileté (sans abimer le filetage œuf corse)
Je met un repère pour ne pas percer dans l'arbre...

Le diamètre est propre je fais un repère sur mon foret pour la phase suivante
 

Je remonte l’arbre d’hélice, facile sans la bague, il y a plus de jeu, ça rentre facilement (bon faut faire fléchir un peu l'arbre pour viser le tube)

Si je rentre la bague avant, je ne pourrais pas remettre l’arbre en place

Je mets une bague nylon dans le tube d’étambot (à l’intérieur du bateau) pour centrer l’arbre dans son tube (c’est la bague que j’avais préparé pour aligner l'arbre dans le tube)

J'enduis le diamètre, la bague et l’arbre de savon pour faire glisser.

J’enfonce doucement la bague à l’aide d’une bague nylon, d’un tube et d’un maillet.

Un tube chapeaute l'arbre, une bague nylon pour ne pas marquer la nouvelle bague
 

Le tout rentre gentiment et bing ! la cata, le son change, il reste 30 mm à rentrer et ça ne bouge plus d’un poil.

Et là pas le choix : je ne peux pas faire ressortir la bague (rien pour taper par l’autre côté), je ne peux plus extraire l’arbre (bague neuve : pas de jeu sauf à tout flinguer)

Donc j’ausculte le diamètre, mais avec l’arbre, je n’accède à rien, alors j’insiste à la masse et crac, un morceau de bague se casse, la messe est dite !

C'est la (petite) cata
 

Je me décide à scier le morceau qui dépasse, ça va réduire son espérance de vie mais pas le choix…
Je laisse dépasser la bague de 5 mm ce qui fait 75 mm utile au lieu de 100 mm.

A travers les trous de vis, je perce au diamètre juste rentrant un trou (le forêt a un repère pour arrêter avant l’arbre d’hélice.

J’ai auparavant usiner des vis nylon avec un téton en bout qui rentre pile poil dans le trou que j’ai percé.

La bague est immobilisée bien que je vois mal comment elle serait ressortie seule, vu le mal que j’ai eu pour la faire rentrer….

Les vis nylon et le coupe orin sont remis en place (avec son cache: ça mord!)
 

Il me reste à vérifier l’alignement de l’arbre dans l’étambot et l’alignement de l’arbre et du moteur.

Je remonte donc le tourteau

L’arbre est assez décentré dans l’étambot (2 mm vers le bas) sans doute dû à l’avachissement des silent blocs.

Ce que confirme le jeu de 0,35mm en bas entre le tourteau et la sortie d’inverseur.

Je remonte donc la partie arrière du moteur de 2 mm, j’aligne le moteur puis remonte encore un peu l’arrière de 1 mm pour être à peu près centré dans le tube d’étambot.

Puis je réaligne à peu près le moteur, le bateau étant posé sur cale, il faudra de toute façon recommencer à flot.

Toute ces manipulations finies (c’est un peu sportif au point de vue accès des silent blocs…)

Je démonte le tourteau pour mettre en place le joint PSS.

J’en ai profité pour acheter un kit de maintenance (le joint doit être d’origine Amha) composé d’un soufflet caoutchouc (plus épais que celui d’origine), des serflex neufs, des joints toriques neufs, 5 vis de pression pour la bague inox (1 en rab) la clé BTR, le frein filet bleu et des pastille de blocage pour les serflex.
 
 

Le soufflet d’origine n’était pas en trop mauvais état pour son âge (préconiser de le changer tous les 6 ans)

Je remonte le tourteau (que j'ai peint en noir en passant, marre de la rouille) et le bride au moteur.

C'est remonté
 

Puis je remonte le coupe orin, l’hélice et les anodes.

Remise à l’eau, re réglage (0,1mm en haut que je n’ai pas corrigé).

Il y a du  F8 / F9 Beaufort en prévision : l’essai sera pour plus tard.

Haut de la page

samedi 15 octobre 2016

Vive le biloup 89




 

Le bateau est trop petit:



 
Au-delà de F4, le 77,  c’est vraiment inconfortable.
Faut faire le clown au pied du mât pour envoyer ou affaler la GV.
Les loustics sont des géants, ils ne rentrent plus dans la cabine arrière.
Y’en a marre de mâter démâter.
Le 4x4 ça coûte un bras en conso et maintenance.
Le moteur hors bord, c’est léger vent de face et ça ne charge pas assez la batterie.
Y’a pas de frigo, le carré est tout petit, faut un chausse pied pour rentrer dans le cabinet de toilette….
 
Afficher l'image d'origine
On appelle ça le syndrome du mètre en plus, c’est incurable.

Par quoi remplacer le Biloup 77?

Cahier des charges : échouable facilement, carré panoramique, hauteur sous barreaux > 1.85m, facilement manœuvrable en solo, confortable pour madame, budget 40 K€ max.

LE B89 est le plus « performant » des Biloups, il y a aussi d’autres alternatives : DI mais l’échouage supporte encore moins l’approximation (ex : Southerly), en biquille les RM, Heol et autre Bebox ne sont pas dans mon budget ou pas dans mon CDC.

Pendant près d’un an j’observe le marché à l’affût d’une occasion correcte.
Mais pas un B89 à l’horizon, ils ont disparus des petites annonces !
J’en découvre finalement un à Locmiquelic dans une annonce perdue dans le web via le site CFC.

Première visite

Alors commençons par la conclusion : je l’ai payé trop cher, disons 5K€ compte tenu des problèmes rencontrés dans les 3 ans qui ont suivi l’achat (et après l’avoir fait baisser de 5K€ lors des négociations).

Rien d’anormal quelque part, le bateau avait  12 ans, les équipements étaient d’origine, il a d’abord beaucoup tourné (en loc) puis 2 ou 3 ans à quai. Et avec l’expérience, je sais que ce qui allait au propriétaire précédent ne m’irait pas nécessairement et que je le mettrai tout doucement à ma main.

Le professionnel qui l’a vendu a fait son job correctement (discussions, visites, installation du matériel suite aux négociations)

Deuxième vérité : il faut se fier à sa première impression surtout si elle n’est pas positive.

Le bateau a été longtemps plus ou moins à l’abandon, c’est pas bon signe, il avait les stigmates d’une utilisation intensive et peu soigneuse (quelques années de location).
Deuxième visite avec l'amirauté


Quelques points positifs : haut moteur neuf, équipement de base complet, voiles correctes.

 
Voyons donc l’inventaire (à la Prévert)  des actions menées afin d’avoir un bateau qui ressemble à mon concept :


Après 2 visites et nombres d’échanges avec CFC, nous prenons enfin possession de notre voilier Pent’ouf que nous rebaptisons Tanteal lors de son transfert de propriété.

La vente est faite, c'est son 1er envol...

La vente est faite en juillet et nous venons en août pour le convoyer de Locmiquelic à Trébeurden, son futur port d’attache.

L’accueil du port de Locmiquelic  est charmant, nous pouvons rester quelques jours supplémentaires pour préparer le bateau et ils nous proposent une place sur un parking fermé pour notre voiture, le temps du convoyage (le tout gratuitement).

CFC a passé une couche d’antifouling, changé les anodes, révisé le moteur, changé la pompe a eau, mis en place un nouveau radeau, un kit pyrotechnique et 2 batteries neuves. Juste un regret : la bague hydrolube est usée et aurait mérité d’être changée avant la mise à l’eau.

Les trois premiers jours sont consacrés au nettoyage du bateau et à sa découverte puis nous voilà parti :


Le pied du vérin:

A la sortie de la rade, je mets le pilote et là surprise ! L’implantation du vérin est mal faite, le bateau ne peut virer et être barré que d’un coté !!!
Première action a la première escale : je déplace le pied pour centrer le vérin (mais comment il faisait avant ??)

 
Le pied de vérin à sa bonne place (on voit l'ancienne implantation)


La suite du voyage se passe très bien c’était une croisière vraiment agréable.

Le bateau est à Trébeurden et au cours de mes passages à bord, je retravaille les détails et répare ce qui s’écroule…


Rajout de prise 220v:

Je rajoute des prises 220v sous la table du carré, bien utiles pour les ordis en télétravail.

 

 
2 prises sous la table


Remplacement des WC par un Lavac:

Les WC d’origine (RM69) fonctionnent mal, sentent mauvais, je trouve sur LBC un Lavac d’occasion.

Les vannes font tristes mines

Le remplacement n’est pas simple, ça rentre avec un chausse pied en le tournant de 90°, j’ai du mal à placer les tuyaux et au démontage, je constate que le problème du RM venait en fait du tuyau d’évacuation, quasiment bouché par le tartre : elles sont là, les mauvaises odeurs et les évacuations problématiques.

Les passes coques et les vannes sont fatigués aussi, ce sera pour plus tard, lors d’une mise à terre.

Mais avec le recul, aucun regret, un Lavac, c’est le Top !

La disposition n'est pas commune, mais ça fonctionne parfaitement


Le RM69 est parti comme une fleur sur LBC.


Support de mouillage secondaire:

J’ai toujours un deuxième mouillage (parfois utile quand on échoue)

Mais je n’aime pas qu’il se ballade dans le coffre, dont acte : le coffre tribord est tellement énorme que le proprio précédent a mis en place un plancher.

Je fabrique donc un support pour une ancre plate, la chaine sera placée dans un panier sous le plancher du coffre, Bilan : un mouillage secondaire bien tenu, accessible qui ne prend pas de place et qui est bien centré au niveau poids.

L'ancre secondaire en place dans le coffre (cloison cabinet de toilette)


Tube sur filière:

Un petit truc tout simple pour faire rouler plutôt que frotter l’annexe sur les filières du pont avant lors de sa mise à l'eau (valable aussi pour les écoutes de génois).
Tube électrique sur les filières

 

Remise en état et isolation /protection des tuyaux du chauffage:

On rentre dans les problèmes vu lors de la visite du bateau.

Avant
Je me procure les pièces (tuyaux et raccords) chez Narbonne accessoires, je prévoie en plus une isolation thermique et une protection en dur pour les zones exposées (coffres) ce sont de simple tuyau PVC rigide.


Avant
 

Isolation et protection dans le coffre

 

Poire de hors bord pour amorçage:

Encore un petit truc qui facilite la vie : une poire de hors bord en sortie de réservoir a GO : rien de plus facile que de purger le circuit après changement des filtres…

 



Interrupteur sur ballon eau chaude 220V:

Juste histoire de pouvoir couper le jus du ballon tout en restant branché au quai.

 

Remplacement hélice sur HB:

Mon Hors bord d’annexe (un excellent Malta) s’emballait à l’accélération, renseignement pris sur le net : c’est l’amortisseur de couple de l’hélice qui est HS : on le met en évidence facilement en bloquant l’hélice dans un étau et en faisant tourner le moyeu a l’aide d’une barre de métal ad’hoc : l’un tourne sans faire tourner l’autre…

Je rachète une hélice sur le salon nautique.


 Coussin de la cabine avant:

Les coussins de la cabine avant ont bien souffert: le tissu est en fin de vie, la mousse avachie, le bois fait grise mine.

Pouah!

Je vais au marché Saint Pierre, me prend un coupon de suédine, je commande ma mousse sur Internet, je me trouve un couteau électrique à viande (pour couper la mousse!).
Je découpe la mousse sur le modèle des planches de bois (que je peints au passage), je découpe le tissu, je couds, je pique et j'agrafe le tout (avec des agrafes inox).


Je suis content du résultat


Montage d’étagère:

Beaucoup de place perdue au dessus des équipets du carré, hop une petite étagère !

Du carton, des ciseaux et du ruban adhésif pour faire le gabarit, du contreplaqué, des baguettes de bois, du vernis, de la colle et des vis pour l’étagère elle-même…

Mais c’est qu’il n’y a rien d’équerre dans un bateau !
 


 

Store roulant cabine avant:

Le soleil à flot au petit matin, ça prouve qu’il fait beau en Bretagne mais ce n’est pas terrible pour les grasses mat’

Un p’tit store de chez AD m’a prolongé mes nuits


 
Hélice J Prop

Le biloup, comme son nom l’indique traine 2 quilles sous l’eau en plus de son gros ventre.

Si on rajoute l’hélice tripale qui freine comme un parachute, on obtient le gros pépère qu’il est dans le chapitre des performances.

Le ventilateur d'en dessous


Histoire de gagner ½ nœud et une efficacité certaine en marche arrière, j’ai cassé ce qui restait de ma tirelire pour m’offrir une J Prop : les gains attendus sont bien là : entre 0,5 et 1 nœud surtout par petit temps, une marche arrière puissante. Avec en plus un support technique efficace du distributeur et une mise place plutôt facile, bref que du bonheur mais a prix d’or…

 
Installation après antifouling

Remplacement de l’ancre par une MPI Brake, protection inox étrave:

L’ancre d’origine du biloup, je ne l’aime pas, elle m’a déjà gâché des mouillages et fait friser la catastrophe…


La chaine est fatiguée, pas de pitié!
 
Alors je l’ai remplacé par un MPI Brake qui m’a déjà prouvé son efficacité…


Ancre d'origine du Biloup


Mais avant d’installer une MPI, il faut protéger l’étrave car la pointe de l’ancre a tendance à creuser un sillon pas que dans le sable, sur la coque aussi…
Il a fallut également bricoler une fixation sur l'étrave.
Fixation de l'ancre sur le davier




Wrighton ayant eu la bonne idée de déposer le bilan, je me suis orienté vers l’offre standard du marché. Pas top mais bon, ça fait le job !

La MPI et sa Protection

 

Changement du boitier électronique chauffage

Voilà, j’ai des tuyaux au top, tout est d’équerre pour mettre en route le chauffage.

Mais voilà, monsieur n’en fait qu’a sa foutue tête bourrée de capteurs et de sécurités électroniques : et que je m’arrête et que je ne veux plus démarrer, et que je démarre mais juste 5 mn ; bref, que du malheur !

En plus j’ai le modèle basique qui ne me dit pas là ou il à mal, il me faut une mal…ette de diagnostique.

Quelques spécialistes du nautisme proposent un diagnostique pour quelques (centaines) d’euros : pas terrible le service.

J’essai dans un centre routier à Rungis : « venez avec votre boitier », je démonte le chauffage lors d’une visite Trébeurdinoise, je dépose le boitier un matin et dans l’après midi un coup de fil : votre boitier est HS, il fonctionne mais génère sans arrêt des sécurités, c’est 900€ pour le changer.

La bête décapotée

 
 

Bon, on laisse tomber, combien je vous dois pour le check ? « rien » passez le récupérer quand vous voulez !

Je repasse le prendre et laisse une grosse boite de Quality Streets en remerciement, trop sympas les routiers !

Finalement après bien des recherches et des contacts, je trouve un vendeur en Angleterre qui me propose un boitier pour 400€, je l’achète, l’installe, ça marche parfaitement depuis….

 

Remise en état barre franche

La barre franche était dur à monter et descendre, en démontant, je me rends compte qu’il manquait des vis et des rondelles, bref pas du bon boulot. Depuis ça marche bien !
 


 

Remplacement prise de pont

C’est l’acte 1 des problèmes de feux de tête de mat, la prise est oxydée, ça ne fonctionne plus, je change la prise, ça a l’air de fonctionner… enfin... ça a l’air !

Les prises d'origine
 

 Création de vides poches sous la capote
 
Dans le cockpit, il n'y a rien pour poser ses petites affaires (Jumelle, instructions nautiques, crème solaire, lunettes...)
Je décide de me faire des vide poches sous la capote pour y installer ces petites choses qui finissent pas se retrouver partout...
J'en profite pour planquer le GPS sous la capote, a l'abri des chocs.

Le GPS était un peu exposé aux chocs

Toujours le même processus, gabarit carton, modèle bois pour une première présentation, ajustage, collage, peinture

La phase Gabarit
La phase: première présentation


C'est fait!


Eclairage a LED

Les 3 néons du carré sont blafards, je rajoute 5 m de bande de Led autour du carré et là, ça pète le feu, on se voit comme en plein jour, par contre, pas de gain de consommation, les 5 m, ça vaut 3 néons…


 

Installation d’un régulateur d’allure

Une petite folie née d’une affaire à ne pas rater sur le bon coin, un chapitre y est consacré, aucun remord sur ce coup !


Modification de l’alimentation électrique : Cyrix et contrôleur de batterie BMV700

Le montage initial est composé de 2 batteries et d’un coupleur rotateur : on sélectionne la batterie 1 ou 2 ou les 2 ou rien.

Système initiale

Pas de séparation de circuit moteur et servitude, aucune idée de la capacité restante en batterie et un risque de décharger les 2 batteries et de se retrouver bête au moment de démarrer le moteur.

Fort de ce constat, je suis passé à l’action :

Séparation des circuits du moteur et servitude

1 batterie dédiée pour chaque

Un coupleur Cyrix pour gérer la charge

Un contrôleur Victron pour savoir ou on en est de la batterie de servitude


Le Victron pour la servitude, le voltmètre pour la batterie moteur
Les montages ne sont pas compliqués, mais l’accessibilité est un enfer

Câbler en aveugle, cassé en deux au dessus de la TAC, c’est pas le pied !

D’autant plus que si Wrigthon faisait des bateaux solides, les câblages électriques, eux sont vraiment très basiques et mal fichus (aucun repère, le négatif est une grosse boule de soudure qui relie tous les câbles -)…

Je dois également rajouter un sectionneur pour une batterie.


Lors du démontage de l’ancien rotateur, je constate qu’il est cassé et allait me lâcher bientôt, ouf, par contre en voilà un que je ne revendrai pas sur LBC !

Le bilan de ce mode de branchement est positif : la batterie moteur est toujours pleine et je sais ou j’en suis pour la servitude : essentiel pour sa durée de vie surtout quand on a un frigo à bord, ben tiens, parlons-en du frigo !


Remplacement du Frigo groupe Isotherm, fond du placard pourrie, protection

Ca commence par glouglouter et chuinter, puis ça tourne de plus en plus longtemps et puis ça fini par ne plus refroidir du tout le tout sur 2 ans.

Je devrais plutôt dire le groupe froid

Je trouve un peu d’huile au pied d’un raccord rapide, un joint est mort, il n’y a plus de réfrigérant.

Là commence le calvaire de trouver un frigoriste qui veut bien se déplacer : bon courage, à Trébeurden, y’a plus !

Le faire soi-même : le matos à investir coûte un groupe neuf et nécessite des connaissances que je n’ai pas, donc la décision s’impose, le machin à 15 ans, il ne fonctionne plus faute de gaz, on remplace par un neuf ; je trouve mon bonheur chez SBV, installation facile quoique délicate (maniement des tuyaux de cuivre)

J’en profite pour changer le plancher en phase de décomposition du placard qui contient le groupe et pour mettre en place une protection du groupe contre des casseroles agressives et une cocote minute déchainée.


Le nouveau groupe et sa protection
 
Mon ancien groupe, en vente sur LBC a vil prix, a fait le bonheur d’un autre navigateur et…frigoriste !

 

Remplacement passe coque

Suite à l’épisode WC, je décide de remplacer mes passes coques et mes vannes, ils sont attaqués sur environ 20% de l’épaisseur (constaté lorsque je les ai scié)

Beurk!


Dans le cadre professionnel, je venais de visiter la société Randex, c’est du sérieux !

C’est parti pour des passes coques et des vannes en Polypropylène fibre de verre.

Le changement s’effectue au moment du carénage, le gros passe coque est coupé a la disqueuse, je renonce à changer le petit, il est en bon état, par contre pas de pitié pour les vannes, elles sont pourries !

 
Vannes et passe coque Randex

Suppression gaines sur hauban

Un jour je soulève la gaine plastique qui recouvre un bas hauban, il est emmanché sur le ridoir et résiste.

La gaine est un réservoir a eau croupie, le ridoir est tordue...


Je force et beurk ! Un magma d’eau croupie noirâtre s’écoule pas le bas, le ridoir en bronze est tout vert et cerise sur le bateau, il est complètement bloqué par l’oxydation.

Les autres haubans sont dans le même cas. Mon couteau ne fait qu’un tour dans ma poche, c’est le carnage, toutes les gaines y passent, les haubans et ridoirs on besoin d’air (et de dégrippant) !

J’essai de forcer un ridoir : rien à faire, je lance une étude de cas…

 

Nouvelle VHF AIS ASN

La vieille VHS RO300 pèle du cordon, les fils sont à nus entre le boitier et le micro poing.

Le tableau électrique lors de l'achat (manque le GPS N°2)


Je décide d’investir dans une VHF ASN AIS pour 2 raisons : la proximité du rail de séparation du trafic, éviter le renouvellement de l’investissement de la pyrotechnie, de plus mon GPS est compatible.

LE GPS et la VHF

 

Je jette mon dévolue sur une RT550, la connexion entre le GPS et la VHF relève du gag : Navicom me communique un schéma de connexion, Advensea me propose un autre schéma de connexion, mon vendeur me donne une troisième solution.

Bilan, c’est mon schéma qui fonctionnera, différent des trois autres, trouvé à tâtons par extrapolation des autres schémas et des résultats des tests successifs effectués après chaque branchement !
 

Pour finioler, j'installe des prises (aéronautique sur LBC) sur le tableau (position GPS intérieure) et dans la descente (position GPS navigation)

La prise sur le tableau électrique


Et a proximité de la descente

Après quelques journées d’utilisation, j’ai fini par couper toutes les alarmes, ça n’arrête pas de sonner, je ne les mets qu’en cas de réel besoin.

 

Remplacement des Ridoirs

J’ai racheté des ridoirs à peu près identiques sur SVB (je suis condamné à des ridoirs en bronze car le pas de vis est différent d’un ridoir Inox)
Ridoir à cage en bronze chromé
Après avoir consulté internet et des spécialistes de la corrosion, je prépare un cocktail a base de looked et d’acétone.

Je fais barboter le filetage du hauban et du ridoir dedans (en créant une piscine avec du ruban adhésif grey tape) après un jour : rien n’y fait ! Je passe alors au plan B : je chauffe le ridoir avec un décapeur thermique et je refroidi l’embout du hauban avec un chiffon imbibé d’eau froide, puis, le plus rapidement possible je desserre le tout et là miracle, ça marche, le dévissage est long et laborieux mais j’ai préservé au mieux le hauban.

J’en ai remplacé 2 à bâbord, il me reste les 2 à tribord (1 en fait, l’autre n’est pas bloqué)

J’en ai profité pour passer des tubes en PVC pour protéger les voiles de l’agressivité des ridoirs tout en les laissant respirer…

A gauche le Tube PVC

 

Fiabilisation du tableau électrique

Comme dit plus haut, le câblage électrique ne me convient pas mais alors pas du tout, confiance zéro !

no comment


Mais le projet est compliqué bien que l’objectif soit simple :

Un tableau derrière qui réceptionne tous les câbles et réalise les connections, de là part un faisceau vers le tableau qui sera entièrement refait et redistribué.

Aucun câble ne devra être sous tension mécanique par sa connexion.

Tous les câbles devront être identifiés, le tableau électrique sera pré câble pour de future extension possible.

Pour l’instant c’est un projet, cela va nécessiter de rallonger beaucoup de câbles coupés trop court, inaccessibles, parfois même mystérieux.

Pour l’instant j’ai rationnalisé des câblages qui étaient vraiment mal fait (4 ou 5 câbles sur un même plot du tableau par ex.)

 

Jointage des hublots

En démontant l’enjoliveur intérieur des hublots, j’ai vu les coulures d’eau entre la coque et le contremoulage : tient !, c’est de là que vient l’eau douce qui stagne dans la gatte moteur…

En attendant de refaire les hublots (3 petits hublots par coté a la place du grand) j’ai refait un joint d’étanchéité au dessus et sur les cotés, sera sans doute à refaire régulièrement…

Grand hublot et joint ne font pas bon ménage

 Cataplasme sur jambe de bois! la dilatation de la coque et du PMMA étant bien différente, c'est le joint qui encaisse jusqu'au jour ou il rend l'âme...
Ou on refait les joint, ou on scinde le hublot en plusieurs parties


Remplacement  feux route & mouillage et suppression de la girouette anémomètre

Ben voilà que ça ne remarche plus !

Je grimpe au mat (j’ai trouvé une échelle magic mat sur LBC, c’est trop top) démonte le feu et la girouette anémo qui ne tourne plus du tout.

A 12m au dessus du niveau de la mer

Le feu : c’est un aquarium, il est plein d’eau, le plastique est cassé, le joint est foutu : poubelle !

La girouette anémo : c’est grippé, non démontable : poubelle, de toute façon, je ne m’en sers pas !


 

Je trouve un feu mouillage & route sur SVB homologué et a Led et hop c’est en place (après 7 grimpettes au mat quand même)

Feux a LED AquaSignal


Palette pour l'annexe

Nos avons fait l'acquisition d'un Kayak Bi place gonflable Bic Yakkair.
 
 

Mais ou le mettre?
après quelques tests, il rentre parfaitement dans le coffre à la place de l'annexe Zodiac.
Bien!
Mais que fait-on de l'annexe?
Je cogitais depuis quelques temps un support de roof, voilà l'opportunité de la réaliser:

Première réalisation en lattes de terrasse plastiques: une cata: lourd, moche, aucune tenue des vis dans la latte.

Pas terrible

Je refais ma copie avec une planche de chêne que j'allége au mieux.
Ca commence à ressembler a quelque chose, léger, solide!
Plus besoin d'extraire l'annexe du coffre, il suffit de la faire glisser sur la plage avant.


Chêne lasuré, fixé par des bouts, sangles pour l'annexe.

 
Spi Symétrique
 
L'expérience du Spi asymétrique sur mon précédent bateau ne m'avais pas convaincu.
Il concurrence un peu le grand génois et n'est pas terrible au proche vent arrière.
Donc, je me suis dit que le prochain spi serait symétrique et léger (je ne le mets pas par vent fort étant très souvent en solo).
Je furète donc régulièrement sur LBC a la recherche de la perle rare et en octobre, Bingo, le voilà.
Je viens de faire l'essai au port juste avant de désarmer le bateau pour son hivernage 2016-2017. 
On verra ça sur l'eau au printemps l'année prochaine...
 
 
 


Siège de veille

Il fait froid, le bateau avance tout seul sous pilote ou sous régulateur.
Veiller dehors: à l'abri de la capote, on ne voit rien, il fait froid, on se prend des embruns de temps en temps.
Si on se met au rappel sur les passavants, on voit mais il caille!.
Veiller dedans: dans le carré, on ne voit rien, il n'est pas surélevé.
Debout, oui mais fatiguant à la fin!
Assis sur les marches de la descente: c'est bien mais pas confortable.

La solution: le siège de veille posé sur les marches:
Installé et retiré en quelques instants: tout s'emboite...
Confortable: on est bien calé
Pratique: vue sur l'avant et les côtés par les hublots, a l'arrière en tournant la tête.
A l'abri du vent, des embruns, de la pluie.
Vue directe sur le traceur GPS et accès au commande du pilote sans bouger



Phase 1: on installe des U ( à demeure) pour supporter un tube


Phase 2: on installe le tube


Phase 3: on pose le siège (bloqué par le tube)


Phase 4: on pose le dossier (bloqué dans la fente du siège)
Phase 5: on met les coussins

 
 

 Certaines photos ne sont pas de moi, trouvés sur le Net pour illustrer le propos